14 mars 2017

Du gel de chia dans mes cheveux ou l'histoire du testicule gelatineux

Si il y a bien une chose que j'adore dans le home-made et le retour vers le naturel c'est la découverte de trucs complètement loufoques, bizarres, mais cool. Un peu comme cette histoire de pressage de testicule gélatineux que je m'apprête à te raconter... Mon crâne s'était mis à neiger sévère. De la neige en mars à Lyon, on n'y croyait plus. Mais toujours est-il que mon cuir chevelu était en feu, et les pellicules venaient rajouter un peu de loufoque à ma situation actuelle, je riais jaune. J'ai donc décidé d'innover mes habitudes de soin anti-pelliculaire avec le gel de chia. Cette activité, qui n'annonçait amusante, fun et relaxante s'est très vite transformée en cauchemar, sur un fond de porno à la gorge profonde et trypophobie. Reportage...
Le nécessaire :
- 2 c.à.s de graines de chia non moulues 
- 20 c.à.s d'eau ou hydrolat
- Un récipient 
- Un collant fin (facultatif)
- Beaucoup de patience (pas du tout facultatif) 

Les quantités peuvent être réduites de moitié pour une seule application.







> Verser l'eau dans le récipient et ajouter les graines de chia.





> Mélanger régulièrement afin que les graines ne s'agglutinent pas ensemble. Les graines vont s'ouvrir et former un halo gluant et gelatineux autour d'elles. Si toi aussi tu t'émerveilles pour un rien.. ce miracle de la nature risque de te plaire !









> La consistance va se former petit à petit (env. 30 min) jusqu'à ressembler à... *disparaît*



Je te vois venir, outrée et vautrée dans ton canapé, à te demander où sont les testicules gelatineux promis. Je sais que je t'ai vendu du rêve. Patience. Le testicule arrive plus vite que tu ne le crois. Parce que le moment arrive, et tu vas moins faire la maligne quand il va falloir t'y coller. C'est le moment de te munir de ton collant fin pour filtrer ton mélange. Mais d'abord une minute de silence pour ce collant qui va subir des choses atroces. Une deuxième minute pour la qualité artistique de cette photo ainsi que celles qui vont suivre. Je pense avoir su saisir la beauté et l'intensité de ce moment. C'est à cet instant que l'article devient gênant.


















Tu vides le mélange dans ton collant. Je pense que nous sommes désormais intimes, osons les mots crus : cette étape se situe à l'étroite frontière entre tenir un phallus et suspendre une vieille couille dans le vide. Bizarrement, sur toutes les vidéos Youtube que j'ai vu sur le sujet, à aucun moment on ne m'a prévenue. Pire, cette étape avait l'air facile, amusante. M'aurait-on menti ? 


La vérité c'est qu'après avoir pendu ma couille gluante dans mon pot, le gel peinait à sortir (cet article est de plus en plus gênant). Je l'ai pressée pendant 20 minutes. J'avais l'impression d'être le détenu qui coure après son savon lui glissant entre les mains. C'était dégoutant, j'étais pliée de rire, mais presque rien ne sortait. 

Et puis je me suis sentie trahie et frustrée, avec mon crâne plein de pellicules et un après-midi gâché pour des conneries. C'est à cet instant précis que l'expérience a viré au drame. J'ai vidé ma couille et  tout broyé dans le mixeur. Je me suis retrouvée avec un genre de lait, j'étais obstinée. La nuit commençait à tomber, mais plus rien ne pouvait m'arrêter. J'ai donc tout recommencé.







Après avoir échoué avec le chinois, j'ai essayé tel quel sur une mèche de cheveux, j'ai cru ne jamais m'en débarrasser, j'ai pris peur...

Et puis j'ai collé le truc sur mon visage, excédée. Je vous ai d'ailleurs partagé l'instant glam en story Instagram, qui a suscité vos réactions. Le gel de chia a des propriétés géniales pour l'hydratation de la peau. Ca tombe bien ça fait une belle jambe à mes pellicules ça Alors que je pensais avoir tout perdu (y compris ma dignité), j'ai été étonnée de trouver une peau radieuse et rebondie, comme "liftée" après 5 minutes de pose. Miracle !

Si je suis ravie d'avoir trouvé un soin naturel repulpant et hydratant, je me réserve le droit d'être "fâchée pour le moment" contre ces foutues graines qui m'ont fait perdre une journée de ma vie. Sur ce, je m'en vais cauchemarder de graines pour les 10 années à venir.


Et vous, avez-vous déjà tenté l'expérience du gel de chia ? 

28 févr. 2017

My french makeup look

Si j'ai longtemps pénétré les routes sinueuses et honteuses des maquillages outrageux, excessifs et délicieusement dégoutants durant la sombre période de ma pré-adolescence, Doux Jésus merci, aujourd'hui je pense avoir trouvé la paix. Adieu crayon noir de Satan et smoky eyes noir qui n'a de fumé que le nom, ornant mes mirettes d'un air blasé criant "je supporte mal l'adolescence, veuillez abréger mes souffrances"

Vous l'aurez compris, je suis passée par la période sombre et douteuse de la tendance Emo/Gothique. Sans Tokio Hotel (parce qu'il ne faut quand même pas abuser non plus). Je pense que cette période a provoqué chez moi un aller sans retour vers une approche du maquillage beaucoup plus douce. Voire même radicale. L'occasion pour moi de vous dévoiler mon maquillage typique de tous les jours (quand je me maquille), qui ne me quitte pas depuis de nombreuses années maintenant, et qui d'après Vogue US, est typiquement français. Ca tombe bien, du coup. Parce que j'aurais été sacrément emmerdée sur j'avais été azerbaïdjanaise, par exemple...



L'anticernes est le seul produit teint de camouflage que j'utilise. J'ai définitivement (sauf occasion spéciale) banni le fond de teint de ma routine. Je veux pouvoir accepter ma peau presque telle qu'elle est, en percevoir les pores et défauts. Je refuse de ne pas reconnaitre ma peau et mon visage quand je me démaquille... et puis c'est tellement plus agréable sans toute cette matière sur la peau ! J'applique donc l'anticernes Haute couvrance sans effet de matière de Sephora pour les zones de mon visage à camoufler ou éclairer.  

Un légende raconte qu'il faut bien tirer la gueule durant cette étape histoire que les pigments accrochent bien à l'épiderme. Je m'applique donc, et estompe le tout à l'aide de mon éponge préférée (Blender SLA), qui assure un rendu ultra naturel et lumineux. Je la trouve vraiment parfaite : molle sans trop l'être (un genre de mi-molle m'voyez ?) ultra facile à nettoyer et très douce sur la peau.  

Je poudre le tout avec une couche infime (genre presque pas) de la Flawless Silk de Lily Lolo qui est une poudre de finition au rendu imperceptible et surtout : qui ne plombe pas le teint et le laisse lumineux. Je suis sûre que Donald Trump en rêve secrètement... 

Vient le moment tant attendu du blush et de l'highlighter. Pour ces deux missions je fais confiance les yeux fermés à Sleek qui a la meilleure place dans mon coeur en ce qui concerne les blush, notamment avec cette palette Blush by 3 en teinte Lace.

De 1, parce que le choix de teintes est incroyable. De 2, parce qu'ils proposent de vraies pigmentations de ouf. De 3, parce que les textures sont idéales et s'estompent à merveille. De 4, parce que la tenue est géniale. De 5, parce qu'en plus de tout ça, les prix arrachent pas trop le trou du cul. Bon, le seul truc c'est que j'ai cassé mon fard préféré ever, et que j'ai beau essayer de recoller les morceaux, ca veut pas rester. Malgré tout, j'aime beaucoup la transporter dans tous mes déplacements, en foutre plein ma trousse à maquillage et me pourrir les vêtements quand je m'en sers parce que l'amour rend aveugle... 


J'ai reçu la palette Cleopatra's kiss pour Noël, et franchement j'en suis super ravie même si sur le papier normalement ses tons ne sont pas pour moi (mais je m'en fous). Comme toutes les teintes sont belles et que choisir c'est renoncer je mélange généralement les deux highlighter poudre et les applique sur le dessus des pommettes, l'arc de cupidon et le bout du nez. J'y vais mollo parce que j'ai pas envie de ressembler à un travesti non plus, mais j'avoue commencer à devenir accro au petit air frais que donne l'highlighter à mon teint.  



C'est sans suspense que je porte encore et toujours du rouge. Parce que le rouge c'est la vie, c'est beau, j'aime. Et puis c'est tout. Il y a peu j'ai fait l'acquisition de cette pure merveille... Dont je suis tombée amoureuse. Il s'agit du Clinique Pop en teinte Cherry Pop. Confort top, effet lèvres repulpées dû au shine ultra séduisant, couleur vive au possible. J'ai du mal à me dire que pour certaines choses je peine à passer au naturel.. malheureusement je ne pourrai jamais me passer de rouge vif comme ça, et ça fait partie des nombreuses choses qu'aujourd'hui je n'arrive pas à trouver en makeup bio.

La plupart du temps je peux m'arrêter là sans soucis, car je trouve qu'un joli rouge se suffit à lui même dans la mise en beauté d'un visage. 


En ce moment j'utilise pas mal le Roller lash de Benefit (miniature) que je trouve vraiment très bien contrairement à ce que ma phobie des brosses à picots m'inspirait. C'est une très belle surprise. Les cils sont déployés, recourbés. Il est inutile de préciser que j'adore le packaging très rétro qui m'informe une fois de plus que je suis carrément fan des packagings Benefit. La faiblesse... 



Dernière étape que je zappe 99% du temps parce que je suis une fille débordée *tousse* : le petit spray d'eau de beauté de Caudalie qui rend le teint lumineux (c'est vraiment vrai) et aide le maquillage à tenir plus longtemps (ça c'est plutôt mouais). Je dois avouer l'avoir acheté uniquement parce que j'aime ses fragrances rafraichissantes et mentholées... 

Et voilà! Qu'en pensez-vous ? Êtes-vous vous aussi le parfait cliché de la française ? 


14 févr. 2017

Je suis une femme

Je vous retrouve aujourd'hui avec une vidéo un texte qui me tenaient vraiment à coeur... Parce que je pense qu'il est important d'exprimer ce que l'on ressent, parce que peut-être je ne suis pas seule à ressentir tout ça. Parce que couilles, bite, nichons.


JE SUIS UNE FEMME

Une femme doit être douce, féminine, discrète, polie, avoir des enfants, fonder une famille. Un homme doit être fort et cacher ses émotions, ne pas pleurer. Un homme doit être viril et protéger la femme. 

Je me sens étouffée par des devoirs qu’on s’impose, qu'on nous impose. Ces devoirs posés ça et là depuis des années sans savoir pourquoi. 



Il y a quelques temps, j’ai eu affaire à un homme qui expliquait qu’une femme devait être douce, féminine, discrète, polie. Douce, assez pour élever ses enfants, fonder une famille. Féminine, assez pour trouver un mari. Discrète assez pour ne pas attirer d’autres regards. Polie, assez pour ne surtout pas s’exprimer avec excès. Fragile, assez pour avoir besoin d’être protégée par son homme, viril, fort, qui ne pleure pas, solide. 
 

Solide, un peu comme l’amertume à laquelle j’ai du faire face quelques instants après quand j’ai demandé pourquoi et qu’on m’a répondu « parce que c’est comme ça, depuis toujours ». 


Je suis une femme douce, féminine, discrète, polie mais je ne veux pas avoir d’enfants ni fonder une famille. Je suis une femme, parmi tant d’autres qui ne trouvent pas leur place dans cette vision étriquée de l’homme et de la femme. Je suis une femme qui rêve de quelque chose de différent, non pas par esprit de contradiction, mais parce que je suis telle que je suis et refuse de changer par conformité. 
 

Je suis une femme parmi tant d’hommes sensibles et fragiles qui n’osent s’exprimer de peur d’être humiliés. Je suis une femme parmi tant de personnes qui souffrent chaque jour de stéréotypes sexistes qui ont été posés là, sans raison puisque c’est « comme ça, depuis toujours ». 

Chaque jour je me heurte à ces phrases « alors, toujours pas de copain? quand est-ce qu’on va te caser » comme si se caser était une finalité, le but ultime d’une vie. Je suis une femme parmi tant d’autres qui rêvent d’amour mais pas seulement.  


Je suis une femme qui parfois s’exprime avec des « putain », des « connard », des « connasse ». Je suis une femme qui ne se maquille pas toujours. Je ne suis pas toujours discrète, et je préfère avoir un chat, un phoque, un éléphant, un baleineau plutôt qu’un enfant. J’ai envie de voyages, d’une carrière brillante, d’un homme qui partage ma vie sans la diriger. Un homme qui ne se sente pas obligé de me protéger, parce que je me sens assez forte pour m’épanouir sans protection. Je ne rêve pas du prince charmant. 

Pourtant je suis une femme.

Alors je me demande : Qui sommes nous réellement pour juger ? Qui sommes nous pour dicter la conduite d’un individu ? 

J’aimerais pouvoir vivre ma vie sans qu’on ne voit le fait de me caser comme une finalité. J’aimerais pouvoir décider de m’enlaidir si je le souhaite sans qu’on ne s’inquiète de pouvoir me caser, même si ce n’est que pour rire. J’aimerais qu’on cesse d’effectuer une pression constante sur ce qu’on doit, ou ne doit pas faire. 

Mais ça, c’est surement parce que je suis une femme, et que la femme est rêveuse, chiante, pénible. C'est surement parce que je vais avoir mes règles et que c'est bien connu : les filles sont chiantes, à ce moment là. Et qu’en tant que femme j’ai juste envie de faire chier. La vérité, c'est que ça me pète les couilles. 

Putain, bordel, couilles, bite, nichons.
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